Georges Dalmas


Le 22 octobre 1917, mourait Georges Dalmas.

Georges Dalmas, fils de l’architecte niçois Charles Dalmas (1863-1938) et de son épouse Hélène Wilemse, était un jeune homme aux yeux et cheveux châtains, d’1 m 63, employé d’hôtel. Il était né à Paris (VIe)  alors que son père y était encore étudiant à l’école supérieure des Beaux-arts mais la famille était revenue dès 1897 à Nice et c’est là qu’il passe toute sa jeunesse.

En 1915 il est domicilié au 11 de la rue Adélaïde à Nice quand il est incorporé au 3e régiment d’infanterie. Arrivé au corps le 10 avril 1915 comme soldat de 2e classe, il passe au 40e régiment d’infanterie en décembre 1915 puis au 201e régiment d’infanterie (1er Corps d’armée) en avril 1916, à pas même vingt ans.

Georges est tué à l’ennemi le 25 octobre 1917 dans la forêt d’Houthulst. Au mois de juin 1917, l’Etat major anglais préparant dans les Flandres une offensive de grande envergure, le général Pétain avait décidé que des divisions françaises y prendraient part, à la gauche des armées britanniques, en s’intercalant entre celles-ci et le front tenu par les troupes belges.

L’avis officiel de décès part le 21 novembre pour annoncer la triste nouvelle à sa famille.

Son père Charles ou son frère Marcel (1892-1950), lui aussi architecte et « gueule cassée » durant les combats, sont sans doute les auteurs du gisant qui lui est dédié dans la chapelle familiale du cimetière Saint-Barthélemy à Nice.

En 1919, concourant pour le projet de monument aux morts de Nice, Marcel avait intitulé son projet (arrivé 5e du concours) : « A mon frère ».