TROIS FRERES MORTS POUR LA PATRIE


Nous apprenons avec une très vive peine la mort de notre concitoyen Antoine FERRANDO, soldat au …e de ligne, 2e compagnie, dans l’armée d’Orient, où il est tombé glorieusement, le … avril 1917, face à l’ennemi. Transporté à l’hôpital temporaire de Florina, il y décédait le 4, dans les plus beaux sentiments de courage.

Antoine Ferrando était parti en septembre 1914, engagé volontaire dans la légion garibaldienne. Il prit part avec une belle ardeur aux attaques, le 26 décembre 1914 et des 5 et 6 janvier 1916, en Argonne. Rentré à Nice après le licenciement de la Légion garibaldienne, il fut versé au 3e de ligne, puis au 112e. Avec ces régiments, il combattit en Champagne, où il prit part à l’offensive du 25 septembre 1915. Il participa aussi à la défense héroïque de Verdun et fut grièvement blessé le 27 mars 1916. Après deux mois d’hôpital et un mois de convalescence dans sa famille, il repartit et fut versé au 175e de ligne : puis il fut affecté à l’armée d’Orient, dans les rangs de laquelle il vient de trouver une mort glorieuse.

Dans la vie civile, il était peintre et travaillait avec son père, notre sympathique concitoyen d’adoption, M. Jean-Baptiste Ferrando, le peintre bien connu de la rue Auguste-Gal, 21, dont c’est le troisième fils qui tombe au Champ d’honneur.

L’infortuné père a perdu d’abord son plus jeune fils, Vincent, engagé volontaire, à 17 ans, dans la Légion garibaldienne, porté disparu le 26 décembre dans des circonstances qui ne laissent aucun espoir.

Le deuxième, Dominique, caporal au 255e de ligne, cité deux fois à l’ordre du jour, décoré de la Croix de guerre avec palme, est tombé le 8 juillet 1916, à la côte 304, près d’Avocourt ; il fut tué net par une balle en pleine poitrine, dans l’accomplissement de sa mission d’agent de liaison. Il était âgé de 22 ans.

A la famille de ces glorieux défunts, nous adressons l’expression de nos condoléances les plus émues. Puissent les nombreuses marques de sympathie et d’estime qui leur sont parvenues atténuer l’immense douleur des parents si cruellement éprouvés.