Eugène Nicolas MÔ

Nom :

Prénom(s) : Eugène Nicolas

Né le : 20 Juillet 1891

à : Nice (06)

Mort le : 5 Août 1915

à : Lucquy (08)

Cause du décés : fusillé par les "Boches"

Régiment : 2e groupe d'aviation

Profession : mécanicien

Fils de : feu Joseph

et de Thouzel Philomène Joséphine

état marital : célibataire

Nb d'enfants : 0

Dernière adresse : 1 route de Turin

    Témoignage - Eugène Mô, l’héroïque soldat-mécanicien ou le sacrifice d’un Niçois

    Eugène Nicolas Mô nait à Nice le 20 juillet 1891 au quartier Risso (aujourd’hui place de l’Armée du Rhin). Il devient mécanicien rue Bavastro tout en étant un athlète, puisqu’il est champion Côte d’Azur de natation.

    A 18 ans, il s’engage dans l’armée. Le matricule 3164 est élève caporal le 27 juillet 1910 (39e de sa promotion). Le 1er août 1914, à 23 ans, il est envoyé au front comme fantassin mais le soldat rêve d’être aviateur. Rapidement il est affecté au camp militaire d’Avord (Cher) en tant que mécanicien. Mais cette fonction ne le satisfait pas aussi demande-t-il à remplir des missions de renseignements. Eugène Mô intègre alors une escadrille de reconnaissance, la MF12.

    Le militaire niçois effectue donc une « mission spéciale » au printemps 1915. Mais, il est capturé et emprisonné Réthel (Ardennes), en zone occupée par les Allemands. Accusé d’espionnage, Eugène Mô est condamné à mort le 20 mai 1915. Le 5 août, à 7 heures, il est exécuté à Amagne-Lucquy (Aisne).

    La médaille militaire lui a été décernée à titre posthume : « à la mémoire du soldat-mécanicien Mô Eugène, Nicolas, escadrille MF12, mort pour la France au cours d’une mission qu’il avait sollicitée et qu’il savait extrêmement dangereuse, est tombé aux mains de l’ennemi et est mort fusillé par les Allemands en criant : « Vive la France ». Faisant preuve jusqu’au dernier moment du plus grand sang-froid et du plus admirable courage ».

    En septembre 1923, son corps est rapatrié pour reposer désormais au petit cimetière Saint-Roch. Une plaque commémorative rappelle son souvenir dans l’église du Port.

    Pour en savoir plus : Nadine Bovis, « Eugène Mô, un destin niçois pendant la Grande Guerre », Nice Historique, 1999, n° 4.